Se contenter d’apaiser la douleur ne sert à rien. Le but de la chiropratique est de déterminer la cause de la douleur, de la soulager, et d’aider le corps à fonctionner le mieux possible sans apport chimique, ce qui est une approche idéale pour les femmes enceintes chez qui les médicaments sont souvent contre-indiqués. D’autant plus qu’en raison de l’imprégnation hormonale, la colonne vertébrale est plus malléable pendant la grossesse et donc plus facile à ajuster.
La cambrure lombaire étant accentuée par le poids du bébé, le centre de gravité de la future maman est déplacé, provoquant des tensions lombaires, dorsales, et parfois cervicales. En soulageant la maman de ses douleurs, le bébé en profite aussi : elle parvient à nouveau à se détendre, et lui il retrouve un utérus souple et relâché, propice à son bien-être et son bon développement.
La chiropratique ne se limite pas à la zone de la colonne vertébrale. La technique est tout aussi efficace pour soulager les jambes douloureuses, les maux de tête, la fatigue et les engourdissements. Autant de troubles fréquents chez la femme enceinte. En vue du grand jour, le chiropraticien travaille sur le bassin, car plus les articulations à ce niveau sont souples, plus le passage du bébé est facile.
Une étude révèle que pour les femmes suivies par les chiropraticiens pendant leur grossesse, le temps de travail lors de l’accouchement diminue en moyenne de 24 %, par rapport à un groupe témoin de femmes non suivies.
Fallon J., « The effect of chiropractic treatement on pregnancy and labor : a comprehensive study”, congrès mondial de chiropratique, 1991
L’accouchement est toujours un traumatisme, autant pour la mère que pour l’enfant qui doit se frayer un passage entre les os du bassin. Ses première et deuxième vertèbres cervicales ont donc été très sollicitées. Un déséquilibre au niveau du crâne et du cou de l’enfant peut provoquer (entre autres causes) des troubles du sommeil, des infections ORL, des pleurs répétés, une difficulté à téter ou encore des coliques et des régurgitations. Un désordre mécanique pourra avoir des répercussions sur le squelette lui-même et notamment favoriser une scoliose avant l’adolescence.
Dès l’enfance la colonne vertébrale peut subir des déformations. C’est ce qu’on appelle une scoliose ou une cyphoscoliose. Ces troubles surviennent plus volontiers après une forte poussée de croissance. Vérifier la colonne vertébrale à cet âge est nécessaire afin de ne pas laisser la courbe s’aggraver. Une chute importante, une mauvaise roulade en gymnastique peut vous emmener à consulter un chiropraticien.